A propos






Depuis que j'ai ouvert ce blog, en 2012, je n'ai jamais écrit de "à propos". Vous savez, ce petit onglet sur lequel on clique pour essayer de savoir qui se cache derrière un blog (oui, oui moi aussi je le fais), et savoir ce qui a amener cette personne à ouvrir un blog. Alors je profite, 4 ans après, que l'envie de vous en dire plus sur moi, me prends pour vous écrire ce billet.

Alors, moi c'est Karine (vous l'auriez parié, hein!?), j'ai 33 ans (enfin bientôt) (note pour moi :ne pas oublier de changer l'âge chaque année). Je vis dans le Nord Pas de Calais, depuis bientôt 6 ans. Je suis mariée et la maman la maîtresse d'un petit chat (oui, parce qu'elle est vraiment petite) qui fait mon bonheur depuis 4 ans et demi, du nom de Lilie.

Il y a donc 4 ans, j'ouvrais ce blog sur un coup de tête sans savoir vraiment où j'allais et sans savoir pourquoi je l'ai ouvert. Je me rappelle encore de cette soirée, assise à côté de Monsieur K.C, qui m'inscrivait sur blogger. C'est d'ailleurs lui qui a choisit le nom du blog. J'étais super excitée et un peu anxieuse. C'est pour cela, qu'au début, le blog n'avait pas vraiment d'identité, j'avais envie de partager tout et rien. C'est même Monsieur K.C qui prenait les photos sur le pouce. Ensuite, j'ai pris les photos avec un simple numérique mais pour mes 30 ans mes proches m'ont offert un appareil bien plus perfectionné (pour les curieux, un Nikon 3200), c'est depuis ce jour que je m'essaie, je dis bien je m'essaie, au stylisme culinaire. 

A cette époque, j'aimais la pâtisserie mais pas autant qu'aujourd'hui. Oh, je faisais déjà des macarons et des crèmes mais la passion des entremets et de la boulangerie, a grandit avec le blog. En fait, la cuisine a bercé mon enfance. Lorsque ma mère préparait des repas de famille, je voulais toujours y participer. Dans mon enfance, je l'aidais  à préparer la célèbre charlotte Marquise au chocolat accompagnée de sa crème anglaise de ma grand-mère, j'imbibais les biscuits et les plaçais dans le moule, et bien entendu, je raclais le saladier des restes de mousse au chocolat. Je crois, si mes souvenirs sont bons, que le premier gâteau que j'ai maîtrisé, c'est le cake de ma grand-mère (recette ici). Adolescente, j'ai commencer à cuisiner, ma spécialité était d’accommoder les restes et puis les moelleux au chocolat. C'est lorsque j'ai rencontré Monsieur K.C que la cuisine a prit plus de place car j'avais envie de lui faire plaisir. La pâtisserie, a part les basics, est venue beaucoup plus tard. Surtout avec la mode des macarons. En fait, tout a commencé avec les macarons et le livre Macarons de Christophe Felder. Quand je pense que maintenant, je n'arrive plus à en manger, trop sucré !!!

Revenons 4 ans en arrière. Cela faisait 5 ans que j'avais eu mon diagnostic (Sydrome d'Ehlers Danlos) et 2 ans que j'avais perdu tout espoirs de retravailler un jour. Bah oui, comment retrouver un travail avec une maladie imprévisible comme la mienne; une semaine tout va "bien" du moins des douleurs supportable et d'un coup grosse crise et impossible de bouger de chez moi. Quel employeur voudrait de ça ! Pour preuve mon dernier employeur, une grande chaîne de distribution, n'a pas voulu faire l'effort de me mettre à un autre poste plus adapté à mon état de santé. Tous les jours et à chacunes de mes demandes, on me faisait comprendre que j'étais un poids, et qu'il ne me restait qu'une option, partir. Donc, j'ai perdu mon emploi étudiant et j'ai du mettre fin à mes études car cela devenait trop dur pour apprendre avec la fatigue et les douleurs. C'est une décision qui a été difficile à prendre et le travail me manque. Le plus dur, c'est de ne plus avoir de statut social. Là où la société a besoin de nous mettre dans une case, moi, je ne rentre dans aucune, pas salariée, pas chômeuse, pas mère au foyer et pas reconnue handicapée car y parait que je ne suis pas assez emmerdée inapte dans ma vie quotidienne (Ouais, si ils étaient ne serait-se qu'une heure dans mon corps ils ne diraient pas ça). Vous n'imagninez même pas l'effet que ça fait lorsqu'une personne vous regarde de la tête aux pieds avec un drôle d'air, quand elle vous demande quel metier vous faites et que vous lui répondez que vous n'en avez pas parce que vous êtes malade. De toute façon, pour la plupart des gens, être handicapé, c'est être dans une fauteuil roulant paralysé, ou aveugle, ou sourd, ou avec des problèmes mentaux ou encore avec des membres en moins. Mais pas une personne qui est sur ses 2 jambes et qui a une apparence "normale" mais qui souffre dans son corps. Le problème de souffrir d'un handicap invisible, c'est qu'on a l'impression de ne plus avoir le droit de rire, de se maquiller, de bien s'habiller, d'avoir des projets ou d'essayer d'avoir une vie "normale", sans entendre une remarque du style "Ah ! Tu vas mieux toi !!" ou encore "Tu es sûre que tu souffre ? Car ça ne se voit vraiment pas !!" Non, mais que faut-il faire pour être prit au sérieux, pleurer, rester prostré chez soi, être tout le temps à l'hôpital ?!! Dites moi, car je ne comprends pas ces réactions, je les trouve injustes et blessantes. La vérité, je souffre tout le temps, la nuit, au réveil et toute la journée ça empire, mais j'ai envie de rire, d'être bien habillée ou même de faire 3 pas de danses. Je veux vivre ma vie comme n'importe qui, même si c'est dur.

Je voulais aussi à travers ce blog, prouver et aider des gens comme moi qui ont eu un tel diagnostic, où l'on a plus l'espoir de faire quoi que se soit et qui sont au plus mal, qu'ils peuvent encore faire des choses qu'ils leur plaisent et qui les rendent heureux et qu'il ne faut pas baisser les bras.

Je compense mon handicap dans le domaine créatif culinaire. Donc, je crée des recettes. Alors, je voudrais mettre un terme aux mauvaises langues qui remettent en doute mon état de santé. Chaque pâtisserie a ses conséquences, si je n'ai pas réussie à étaler la préparation sur plusieurs jours, cela finit dans les larmes et des douleurs intenses pendant 3 jours ou plus. Par exemple, faire une pâte feuilletée me subluxe les 2 clavicules. Pourquoi, je n'arrête pas ? Tout simplement parce que je suis passionnée et que pendant la préparation, je ne pense plus aux douleurs, ça me fait du bien et que j'ai besoin d'un but, d'un projet.

Tout ça pour dire que ce blog me permets d'avoir un but, rien qu'à moi. C'est mon "travail" comme je l'appelle. Il me permet aussi de m'évader, de penser à autre chose et d'avoir des contacts, même si ils sont virtuels

Aujourd'hui, le blog a trouvé son identité et je pense que mes fidèles lecteurs l'auront remarqués, c'est la pâtisserie et la boulangerie

Alors j'espère que vous trouverez ici, des recettes qui vous plairont, car j'aime faire des recettes faciles comme difficiles.

Alors bienvenue à tous sur Karine Cuisine.

Karine

Commentaires

  1. héhé j'ai aussi fait ma curieuse lol! courage karine...montre nous ta force de vaincre dans tes belles et envieuses patisseries.
    Marion

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés